Reculer le temps de 5 heures, gagner 20 degrés et profiter de la douceur de vivre des Caraïbes… Franchement, qui dit non à ça en plein hiver ? Cette année, j’avais envie de chaleur, de nature et d’un peu de rhum au coucher du soleil. Alors j’ai posé mes valises en Guadeloupe, cette île papillon qui a tout pour elle : plages sublimes, randos en forêt tropicale, ambiance créole et accueil chaleureux.
En 15 jours, j’ai sillonné Grande-Terre et Basse-Terre, pris le large vers Marie-Galante, et profité de chaque lever de soleil. Voici mes 8 coups de cœur pour préparer votre propre escapade guadeloupéenne.
Sommaire
Que faire en Guadeloupe ? Les incontournables
Chiller sur les plus belles plages de Grande-Terre
Si vous cherchez des plages de carte postale, direction Grande-Terre. J’ai commencé par la fameuse plage de la Caravelle, à Sainte-Anne : eau turquoise, cocotiers et sable blond, tout y est. C’est la plage parfaite pour une première journée, mais elle est très fréquentée. Mon conseil : venez avant 9h, garez-vous le long de l’impasse (évitez le parking payant du bout), et trouvez un coin d’ombre avant l’arrivée des serviettes colorées.
À quelques minutes, j’ai eu un vrai coup de cœur pour Bois Jolan, plus sauvage, plus locale. Les familles guadeloupéennes s’y retrouvent en fin de journée, les enfants jouent dans une eau peu profonde, et les bokits vendus sur le parking font office de déjeuner parfait. Si vous cherchez un endroit tranquille, c’est là qu’il faut aller.
J’ai aussi adoré la plage des Raisins Clairs, du côté de Saint-François. L’eau y est incroyablement claire et les sorbets coco vendus à la sortie sont une tuerie. Pour un coin plus typique, allez voir la plage du Petit Havre ou celle du Souffleur, à Port-Louis, bordée de petits restos et de bars à rhum les pieds dans le sable. Idéale pour chiller toute la journée.
Explorer Marie-Galante, la secrète
Marie-Galante, c’est un peu la Guadeloupe d’il y a 30 ans : authentique, tranquille, hors du temps. Pour s’y rendre, j’ai pris le ferry depuis Saint-François (environ 1h de traversée). Une fois sur place, j’ai loué un scooter directement à la sortie du port — c’est vraiment le meilleur moyen pour explorer l’île.
Premier arrêt : l’habitation Murat, vestige du passé sucrier de l’île. Le lieu est paisible, entouré de champs de canne à sucre et chargé d’histoire. Ensuite, direction les distilleries : Père Labat, Bielle et Bellevue. J’ai fait une dégustation à la distillerie Bellevue et je suis reparti avec une bouteille “souvenir” (prévoir un petit budget si vous êtes amateur de rhum vieux).
L’après-midi, cap sur les plages du nord, notamment l’Anse Canot. L’eau y est translucide, bordée de roches claires et d’arbres tordus par le vent. Si vous avez le temps, dormez une nuit sur place : l’ambiance au coucher du soleil est magique.
S’émerveiller au jardin botanique de Deshaies
À Basse-Terre, j’ai fait une halte au Jardin Botanique de Deshaies, un vrai concentré de nature tropicale. L’endroit appartenait autrefois à Coluche, avant de devenir un jardin public. On y croise des perroquets, des flamants roses, des plantes venues des quatre coins du monde et les fameux loriquets qui viennent picorer dans la main. C’est apaisant, coloré, parfait pour une matinée.
Infos pratiques | Jardin botanique de Deshaies
Horaires
Tous les jours de 9:00 à 16:30.
Fermeture
Non.
Tarif
Environ 15,90€ pour un adulte, 10,90€ pour un enfant de 5 à 12 ans. Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans.
Combinez la visite avec un passage à la plage de la Malendure, juste à côté. C’est the spot pour nager avec les tortues. Elles se cachent souvent sous les bateaux, à quelques mètres du bord.
Partir en quête des cascades de Basse-Terre
Si vous aimez la nature, Basse-Terre va vous combler. Entre jungle, montagnes et brume tropicale, on a l’impression d’avoir changé de pays. J’ai commencé par la cascade aux Écrevisses, la plus accessible (et la plus fréquentée). Arrivez tôt, vers 8h, pour l’avoir presque pour vous.
Puis, direction le Saut d’Acomat. Le sentier est un peu raide et glissant, alors oubliez les tongs, mais le décor vaut largement l’effort : une chute d’eau turquoise au milieu d’une végétation dense.
Le clou du spectacle, ce sont les fameuses chutes du Carbet. Trois cascades impressionnantes, dont la deuxième est la plus accessible. Comptez 20 minutes de marche depuis le parking, de bonnes chaussures et une bouteille d’eau. L’entrée du parc est payante (5 €), mais le panorama est superbe.
Mettre le cap sur l’îlet du Gosier
Si vous logez autour de Pointe-à-Pitre, prenez une demi-journée pour découvrir l’îlet du Gosier. Ce petit bout de terre se rejoint en 10 minutes de navette (5 € l’A/R) depuis la plage du Datcha. Les plus courageux peuvent aussi y aller à la nage — comptez 15 minutes dans une eau turquoise.
Sur place, j’ai adoré poser ma serviette à l’ombre des cocotiers, plonger avec masque et tuba, et marcher jusqu’au petit phare. Il n’y a pas grand-chose à faire, mais c’est justement ça qui fait du bien : un vrai moment de calme à deux pas de la ville.
Braver les éléments à la Pointe des Châteaux
C’est l’un des paysages les plus spectaculaires de Grande-Terre. À l’extrême est de l’île, la Pointe des Châteaux ressemble plus à la Bretagne qu’aux Antilles, avec ses falaises battues par les vagues. J’y suis allé tôt le matin, quand la lumière est encore douce, pour grimper jusqu’à la grande croix du Morne Pavillon. De là-haut, on aperçoit La Désirade par temps clair.
Sur le chemin du retour, je me suis arrêté à la fameuse “plage de la Douche” : un bassin naturel où la mer s’engouffre dans la roche et ressort en geyser. C’est drôle à voir et très photogénique, mais le spectacle dépend de la houle — préférez les jours où la mer est bien agitée.
Visiter les ruines de la prison de Petit-Canal
C’est une visite un peu hors des sentiers battus, mais elle m’a marqué. À Petit-Canal, l’ancienne prison d’esclaves du XIXe siècle est aujourd’hui envahie par un figuier géant. La nature a repris ses droits, et l’atmosphère du lieu est à la fois belle et poignante. On y ressent toute l’histoire du passé colonial de la Guadeloupe. Prenez le temps de flâner et de lire les panneaux explicatifs, c’est un endroit qui pousse à la réflexion.
Fouler le sable noir de Grande Anse Trois-Rivières
Pour finir le voyage, j’ai voulu voir une autre facette de l’île : les plages de sable noir. Celle de Grande Anse Trois-Rivières m’a complètement séduit. Sauvage, bordée de cocotiers, avec la mer qui gronde doucement. On ne s’y baigne pas forcément (les vagues sont puissantes), mais on s’y sent loin de tout. Par temps clair, on distingue les Saintes à l’horizon, c’est magnifique.
Où manger en Guadeloupe ?
- Le Chris Mary : cuisine créole authentique dans une ambiance conviviale.
- Quai 17 : fruits de mer frais et vue sur le port, parfait pour un dîner face à l’eau.
- Fabienne Youyoutte : boulangerie locale avec pains, viennoiseries et pâtisseries maison.
- Gwada Pizza : chaîne de pizzas gourmandes pour un repas simple et rapide.
- Casa Datcha : cuisine créole savoureuse et cadre décontracté face à la mer.
Où séjourner en Guadeloupe ?
Pour mon séjour en Guadeloupe, j’ai aimé varier les ambiances.
La Toubana, hôtel de luxe à Sainte-Anne, offre vues sur la mer, suites élégantes et cuisine créole face au coucher de soleil. Le Jardin Malanga à Bouillante, niché dans un jardin luxuriant, invite à la détente au bord de la piscine et à savourer des plats locaux. Enfin, le Créole Beach Hotel & Spa à Gosier combine plage de sable blanc, jardins tropicaux et spa, avec un restaurant face à la mer pour goûter aux spécialités de l’île.
Guadeloupe, les infos pratiques
En Guadeloupe, c’est simple : on reste en €, il n’y a aucune formalité particulière ni visa à l’arrivée (passeport ou carte d’identité suffisent). Le décalage horaire est important, à savoir -5 heures en hiver par rapport à l’hexagone.
La Guadeloupe est desservie par l’aéroport de Pointe‑à‑Pitre depuis plusieurs villes de France. Depuis Paris (Orly ou CDG), vous trouverez de nombreux vols directs d’environ 8:30 avec Air France, Corsair ou Air Caraïbes. Les départs sont fréquents, ce qui rend l’île très facile d’accès.
Pour la Guadeloupe, la meilleure période pour partir se situe entre décembre et mai. Le climat est alors sec et ensoleillé, avec des températures agréables autour de 25‑30 °C, parfait pour profiter des plages et des randos. L’été et l’automne sont plus humides et il peut y avoir des averses, mais c’est aussi la période où l’île est plus verte et luxuriante.
À votre arrivée en Guadeloupe, je vous recommande de louer une voiture dès l’aéroport. C’est indispensable pour explorer l’île librement et profiter de toutes ses richesses, que ce soit les plages de Grande‑Terre, les cascades de Basse‑Terre ou les îles alentours comme Marie‑Galante et La Désirade.
Merci pour votre lecture. J’espère vous avoir donné l’envie de découvrir la Guadeloupe, à travers mes conseils et bonnes adresses. Pour suivre mes aventures, je vous donne également rendez-vous sur mon compte Instagram !


